‏Almagul Menlibayeva *‏‏Kazakhstan

‏ // 1969 Née au Kazakhstan, elle est diplômée en 1992 par l’Académie Nationale des Arts et du Théâtre d’Almaty au Kazakhstan. Almagul Menlibayeva illustre à travers des vidéos, des installations et des photographies, une vision nostalgique et chamaniste de ce qu’elle nomme son « atavisme archaïque ». Elle explore l’inconscient collectif des populations des steppes de l’Asie centrale entre la mer Caspienne, Balkonour et l’Altai, et de l’époque glorieuse de la route de la soie. Elle dénonce avec amertume les ravages de la domination soviétique et leurs conséquences morales et naturelles: les désastres de l’environnement, l’assèchement de la mer d’Aral, les retombées des expériences nucléaires. L’abandon des Mongols, sacrifiés à l’oppression du communisme et appauvris par le génocide culturel, remplacé par la globalisation. Mais l’invocation du dieu tutélaire, Tengri, qui controle la sphêre céleste, toutes les créations et les renaissances, bienfaisant passeur d’âmes, offre un nouvel espoir pour ces populations nomades meurtries par les invasions. Dans des décors désolés et désertiques, elle devient la voix antique des tribus oubliées et renoue de manière poétique et sensuelle avec le chamanisme qui a survécu au communisme et à l’islam.